La pilule de 4ème génération

La génération d’une pilule fait référence au type d’hormones présentes dans sa composition. C’est ainsi que sont classées les différentes pilules contraceptives. Il existe 4 générations de pilules depuis son apparition dans les années 1960. En plus d’une composition différente, les dosages  de progestatifs et d’oestrogènes varient entre les générations de pilule. C’est pourquoi les risques et les effets secondaires des différentes catégories de pilule contraceptive sont différents.

Un avis médical est nécessaire avant de commencer à prendre la pilule et ceux quelque soit la génération concernée.

Composition de la pilule

Au fil des générations, le fruit de la recherche concernant la recherche a permis de synthétiser les molécules de progestatif afin de réduire les effets secondaires et indésirables de la pilule. Le fonctionnement de la pilule contraceptive quant à lui n’a pas réellement changé même si sont apparues les pilules monophasiques, biphasiques et triphasiques au fur et à mesure.

Les pilules de 4ème génération sont la dernière catégorie de pilule apparue dans les années 2000. Elles comportent de la drospirénone en tant que progestatif.

Certaines pilules de 4ème génération contiennent un dosage plus faible d’oestrogènes et progestatifs, c’est le cas de Yaz, Jasminelle ou Jasmine. De ce fait, ces contraceptifs de 4ème génération ont un taux de risques de thrombose ou phlébite proche du taux commun.

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Quelles sont les pilules de 4ème génération ?

Il est rarement fait référence à la génération sur les boîtes de pilule. Toutefois, vous trouverez ci-dessous la liste des pilules de 4ème génération. Selon les marques et la typologie, les dosages et les compositions peuvent légèrement variés.

  • Yaz
  • Zoely
  • Qlaira
  • Rimendia
  • Belanette
  • Belara
  • Convuline
  • Jasminelle continu
  • Jasminelle
  • Ethinyl/Drosp Bgao
  • Jasmine
  • Drospibel

Prise de la pilule

Indications

De base, la prescription de la pilule s’effectue lorsque la personne ou le couple souhaite éviter une grossesse non désirée. Généralement, la pilule est prescrite dans ce cadre. Mais, la pilule peut également être prescrite à l’adolescence ou à d’autres périodes de la vie pour réguler le cycle menstruel, réduire les douleurs des règles ou rétablir le taux hormonal afin de diminuer l’acné.

Le médecin traitant ou le gynécologue procédera alors à un bilan de santé et un bilan hormonal afin de déterminer qu’elle est le contraceptif oral le mieux adapté pour la patiente. Il tiendra également compte du souhait de la patiente et de ses antécédents familiaux (phlébite, thrombose…).

Cas de contre indication à la prise de la pilule

Le risque d’accident thromboembolique est la principale situation où le praticien refusera de prescrire une pilule de 4ème génération contenant de la drospirénone. Les antécédents familiaux mais aussi l’état de santé de la patiente contribueront à établir un diagnostic précis. En cas de risques avérés, la patiente pourra se voir prescrire une pilule de deuxième génération qui comporte un risque plus faible de thrombose voir un autre moyen de contraception.

Les principales marques concernées par un sur-risque de thrombose veineuse (ou phlébite) sont Jasminelle et Yaz, toutefois les autres marques contenant de la drospirénone comme Belanette, Dropsibel, Biogaran, Convuline, Jasmine, Rimendia ou encore Biogaran Continu sont également concernées par ce risque accru.

Marques de 4ème génération

Pilules Yaz et Jasminelle

Yaz et Jasminelle sont deux comprimés contraceptif de 4ème génération. Elles sont composées de drospirénone (progestatif) et d’éthinylestradiol (un dérivé de synthèse de l’estradiol).

Parmi les effets non désirée suite à la consommation de ces contraceptifs oraux, on note la présence de douleurs abdominales et de maux de tête. La prise de poids, l’apparition d’acné et des règles abondantes sont également des effets néfastes qui peuvent survenir lors de la prise de la pilule.

Les autres effets indésirables généralement constatés après la prise de la pilule sont moins souvent constatés lors de l’utilisation de Yaz ou Jasminelle. Parmi ces effets il y a les fourmillements, la sécheresse vaginale, les réactions allergiques ou encore la nervosité et l’irritabilité.

Pilule Zoely

Zoely est une pilule contraceptive monophasique, tous les comprimés d’une plaquette comporte un dosage identique. Zoely est composée d’estradiol (oestrogène) et d’acétate de nomégestrol (dérivé de progestérone).

Les effets indésirables de Zoely les plus courants sont l’apparition de bouffées de chaleurs et une poussée d’acné. Dans certains cas, on note également des règles plus rares et un changement dans l’appétit des patientes. Une incidence sur la nervosité et l’irritabilité n’est pas à exclure tout comme des maux de tête, des nausées et une baisse de la libido qui peuvent survenir suite à la prise de la pilule Zoely.

Parmi les effets récurrents, on peut noter la prise de poids, les tensions au niveau des seins et la sécheresse vaginale.

La pilule sans ordonnance médicale ?

La prise de la pilule est assimilé à la consommation d’un médicament et un traitement de long terme, par conséquent la prescription de la pilule fait toujours l’objet d’une ordonnance médicale. Toutefois, avec Internet il est désormais possible de se procurer la pilule sans ordonnance préalable. Les pharmacies en ligne que nous recommandons vous permettront de commander votre pilule et d’obtenir dans le même temps une consultation médicale gratuite.

Les avis médicaux

Depuis plusieurs années, les institutions de santé ainsi que la Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Académie de médecine de France préconisent de réduire l’usage des pilules combinées de 3ème génération et de 4ème génération afin de limiter les risques liés à leur consommation.
Les femmes âgées de 35 à 40 ans et les personnes souffrant d’obésité sont particulièrement concernées par ces recommandations.
Les médecins ainsi que les gynécologues sont invités à prescrire les pilules de deuxième génération en première intention puis en cas de nécessité de se tourner vers les autres contraceptifs oraux. Cette recommandation fait suite aux risques accrus de thrombose veineuse comparativement aux pilules de la seconde génération.

La contraception oestroprogestative est la cause principale de thombose veineuse touchant les femmes en âge de procréer. Le risque de thrombose est particulièrement pris en compte car il peut rapidement s’aggraver en embolie pulmonaire, en arrêt cardiaque ou en AVC.

Pour réduire les risques d’accident, les praticiens sont invités à faire subir une série d’examen à leur patientèle afin de détecter en amont tous les problèmes de santé. Il est également utile de connaître les antécédents familiaux de la patiente notamment en cas de phlébite.

En cas de risque trop important, le médecin en accord avec sa patiente pourra lui proposer des moyens de contraceptions alternatifs comme le stérilet, les patchs transdermiques, l’implant ou l’anneau vaginal.